dimanche 27 février 2011

bouquet printanier

Pour égayer un dimanche tout gris, un petit bouquet rond, avec les premières fleurs qui tapissent les champs d'oliviers. 


mardi 15 février 2011

Pour tous les amoureux, sans exception

La St Valentin, c'est pour tout le monde ! Y a pas de raison !

Le 12 février, ça la démangeait déjà


Le 13 février la tentation était bien grande et le message avait passé



Le 14 février c'était officiel 


Je n'ai pas retouché la photo, car le reflet des yeux sur le marbre prouve bien leur ferveur

lundi 14 février 2011

Pour la St Valentin - Σ'αγαπώ

En ce jour de la St Valentin, une des plus belles chansons d'amour qui soit.  Quoi de plus beau, en effet, que de déclarer à quelqu'un qu'on l'aime parce qu'il est lui-même !

C'est une chanson grecque traditionnelle,  originaire d'Asie Mineure qui a été interprétée par un grand nombre de chanteurs et chanteuses et qui est immanquablement reprise en choeur lors des fêtes en famille ou entre amis.

J'ai choisi une version de Georges Dalaras, enregistrée en public au théâtre de l'Herodio




Bonne fête à tous les amoureux !

mardi 8 février 2011

Πέντε 'Ελληνες στον Άδη - Cinq Grecs dans l'Hades


Je viens de récupérer la BD de David Prudhomme sur  le Rebetiko, que j'avais prêtée à une amie, et j'y ai bien sûr rejeté un coup d'oeil, tant les dessins sont saisissants de vérité. Je suis tombée sur cette bulle et j'ai donc cherché une vidéo de cette fameuse chanson composée par Yannis Papaïoannou, l'un des grands rébètes.


"Rebetiko" David Prudhomme

Je reprends ici, l'une des nombreuses vidéos, qui ne reflète pas le style de l'époque où elle a été créée, mais prouve que sa magie fonctionne encore, même auprès de la jet set athénienne.





samedi 5 février 2011

Glyko tou koutaliou à la bergamote

Voici donc la recette du glyko tou koutaliou, en image s'il vous plaît !

Ingrédients :

1 kg de bergamotes
500 g de sucre
1/2 l d'eau
jus d'une bergamote

 Laver le fruits et en râper la surface afin d'enlever l'acidité. (râpe très fine). On peut garder le zeste obtenu pour d'autres recettes)
Couper le haut et la base du fruit sans entamer la chair. Puis découper 4 à 5 morceaux d'écorce, comme on le fait pour peler une orange.

Rouler les morceaux sur eux-mêmes et les fixer avec un cure-dent.
 Faire bouillir de l'eau et y jeter les écorces de bergamotes. Laisser cuire 20 minutes. Egoutter et recommencer l'opération pendant 15 minutes.

Égoutter et remettre dans une casserole avec de l'eau tiède. Laisser en attente toute une nuit.
Le lendemain, porter à ébullition 1/2 l d'eau et le sucre. Ôter les cure-dents et ajouter les écorces de bergamote. Après 10 minutes de cuisson, ajouter le jus d'une bergamote. Laisser bouillir encore 30 minutes. Écumer.
Le sirop doit tomber goutte à goutte de la cuillère en bois.

Éteindre le feu sous la casserole et laisser reposer encore 2 heures.

Cuire encore pendant 15 minutes, puis laisser refroidir.

Mettre dans des bocaux stérilisés. Fermer.

Je l'ai servi aux premiers amis de passage, accompagné dune pana cotta à la bergamote (laisser macérer le zeste qui a été râpé dans de la crème, sucrer à son goût, faire cuire cette dernière pendant 2 minutes, y ajouter de la gélatine en feuille , verser dans des ramequins individuels et laisser refroidir pendant 4 heures au frigo).


Nous nous sommes régalés !

    jeudi 3 février 2011

    Γλυκό του κουταλιού - glyko tou koutaliou

    C'est la pleine saison des agrumes. Oranges, mandarines, clémentines, bergamotes, pamplemousses ont envahit le marché. 


    Je suis en train de préparer un glyko tou koulatiou à la bergamote. Je vous donnerai la recette demain, car il se fait sur deux jours et je n'ai donc pas encore toutes les photos ! 

    En attendant et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici ce qu'en dit Jacques Lacarrière dans son "Dictionnaire amoureux de la Grèce"

    "Tradition grecque qui fut longtemps de rigueur - j'espère qu'elle n'a pas totalement disparu: on offrait à tout visiteur prévu ou imprévu, aussi bien dans les bonnes maisons que dans les plus humbles masures, une confiserie, une douceur, une friandise faite par la maîtresse de céans, consistant en général en confiture de raisin, de figue ou de bergamote. Elle était servie sur un plateau avec un grand verre d'eau et une cuiller, d'où son nom de "friandise à la cuiller". Il n'y a rien là de bien particulier ni d'exotique si ce n'est que ce rituel d'accueil était toujours accompagnée d'un grand sourire de l'hôtesse. J'ai dû absorber des dizaines et des dizaines de "friandises à la cuiller" en Grèce pendant des années, mais le souvenir qui m'en reste est moins la douceur légèrement amère de la bergamote ou du miel des figues confites que ces dizaines et dizaines de sourires, dont certains eussent pu rivaliser avec ceux des Corés de l'Acropole."

    Rassurez-vous, la tradition est encore bien respectée, tant du côté de la friandise que de celui du sourire.

    mercredi 2 février 2011

    Elytis et la lumière

    Après ces billets quelque peu maussades et pour fêter une journée qui s'annonce ensoleillée, je me plonge dans un recueil d'Elytis et vous livre cette analyse intéressante d'Angelica Ionatos à propos de la lumière.



    Bonne journée à vous tous !

    mardi 1 février 2011

    Les fils électriques à Nauplie, mais en Grèce en général

    Paradoxe : pour répondre au défifoto de ce mois, FIL, j'ai refait un tour dans Nauplie.  Alors que d'habitude, et comme partout en Grèce d'ailleurs, c'est la croix et la bannière d'arriver à cadrer ses photos en évitant au maximum les fils électriques, là, le but de ma balade était, au contraire, d'en attraper le plus possible. Je vous livre ici quelques exemples de ce à quoi vous avez échappé jusqu'ici :

    samedi 29 janvier 2011

    Les alkyonides

    Entre le 15 décembre et le 15 janvier, on connaît, en Grèce, ce qu'on appelle les jours alkyonides, c'est-à-dire, une quinzaine de jours où il fait particulièrement doux et pendant lesquels le soleil brille.

    Ce nom, qui désigne le martin-pêcheur, remonte à l'Antiquité. La mythologie raconte que Zeus aurait transformé Alkyoni, la fille d'Éole, dieu des vents, en martin-pêcheur, après que celle-ci se soit suicidée pour avoir perdu son bien aimé.

    Alkyoni est également le nom d'une étoile de la Pléiade qui brille au zénith tous les soirs de cette période.

    Les anciens pensaient aussi que Zeus, lui-même, avait réchauffé ces journées de janvier, de manière à ce que les oeufs, que le martin-pêcheur dépose dans les anfractuosités des rochers, puissent incuber.


    Ce matin, au marché, les alkyionides n'étaient plus qu'un souvenir et les maraîchers avaient allumé un bon feu pour se réchauffer. 


    mercredi 26 janvier 2011

    A louer - Ενοικιάζεται

    Les effets de la crise économique se font de plus en plus sentir. La consommation est en baisse dans tout le pays et un grand nombre de magasins ferment. Les locaux des magasins sont à louer, mais, alors qu'auparavant, ils retrouvaient facilement preneurs, il semble qu'ils restent de plus en plus longtemps inoccupés : loyers excessifs, crédits pour l'installation inaccessibles 



    J'ai fait un tour en ville de Nauplie et voilà ma récolte de photos, rien que dans la vieille ville, là où, d'habitude, les emplacement s'arrachent.




    vendredi 21 janvier 2011

    Marque d'amitié


    Quel plaisir de recevoir de la part de Gine et des Idées heureuses cette marque d'amitié. Elle tombe bien, alors que je suis en panne d'inspiration, occupée surtout à me moucher, à tousser et à boire du thé généreusement arrosé de tsipouro !

    Je décerne à mon tour ce prix à :

    (j'ai vu que Norma C et Dame Kali l'ont déjà reçu...!)

    et à tous les autres bloggeurs/bloggeuses dont je lis toujours avec plaisir les billets


    vendredi 14 janvier 2011

    Voyager en chambre

    Ces derniers jours, je ne suis pas beaucoup sortie, mais j'ai fait un magnifique voyage. Voyage dans les souvenirs, les émotions, dans l'oubli même parfois. J'ai pris le plaisir de créer ma bibliothèque virtuelle sur Babelio
     
    Je passe d'un auteur à l'autre, ce qui me conduit du Liban, où j'étais présente au tout début de la guerre en 1975, à l'Albanie de Kadaré et du régime d'Enver Hoxha, ce qui ne peut que me remémorer les interminables disputes entre trotskystes et Mao spontex. Et puis voilà Miller et ses "Jours tranquilles à Clichy" que je lisais en cachette, et Gilbert Cesbron qui lui, au contraire, était hautement recommandé aux jeunes filles sages !

     Et puis Cuneo, la prof de Français qui m'a fait découvrir Simone de Beauvoir, Sartre, Camus, Queneau, Vian, le cinéma, le surréalisme....(Pauvre Breton, j'ai relu "Nadja" et j'ai trouvé cela verbeux). Quelques livres rescapés de mes études. Dire qu'en soixante-huitarde convaincue, je lisais Marx et Lénine à la plage !

    Toute une série d'auteurs maghrébins dont une bonne partie des romans se confondent dans mon esprit en un seul récit racontant la simplicité, la pauvreté, la sagesse des anciens, l'exode rural, parfois même l'exil. Même remarque pour certains auteurs grecs....

     Et puis tout un tas d'auteurs américains, découverts plus tardivement, au gré des discussions avec mes soeurs, des cadeaux reçus, des emprunts. 

     Des auteurs contemporains, à la mode ou pas, des romans historiques, des auteurs de prédilection : Bauchau, Kazantzakis, Duras, Genet, Yourcenar, Durrel, Bouvier, et j'en oublie.

     Un grand nombre de livres dont malheureusement le titre  ne me rappelle  plus rien... aucun souvenir personnel, aucune émotion. Des livres que je regarde avec un peu de culpabilité, ne sachant s'il vaut mieux les oublier définitivement ou au contraire, les relire...

    Mais au milieu de tout ça, un trésor. J'ai retrouvé le premier vrai livre que j'ai lu toute seule, comme une grande à l'âge de 5 ans. Cela ne m'étonne pas qu'il m'ait suivi jusqu'ici, je lui dois beaucoup, c'est lui qui m'a fait saisir le plaisir de la découverte du monde extérieur par le simple fait de savoir lire.

    lundi 10 janvier 2011

    De retour à Nauplie

    De retour chez moi, je retrouve ma chatte, qui s'est bien ennuyée pendant mon absence.


     Mais elle me paraît bien grande et sage par rapport au chaton de ma petite fille !


    vendredi 24 décembre 2010

    Bonnes fêtes

    En vacances dans les frimas, je vous souhaite à tous de bonnes fêtes et une bonne année 2011

    dimanche 19 décembre 2010

    Tristes illuminations de Noël

     

    Alors que d'habitude la ville de Nauplie s'illumine à l'approche de Noël, cette année, elle ne semble pas y prendre goût.

    Et pourtant, le personnel de la municipalité s'y est employé dès le début du mois de décembre, alors que les températures étaient encore bien estivales.







    Mais le résultat est bien chiche.





    Même les palmiers de la place de la mairie, qui jusqu'ici dégoulinaient de guirlandes, sont restés nus.

    Les particuliers eux aussi ne semblent pas avoir le goût de décorer leurs balcons. 
    La crise serait-elle passée par là aussi ?

    mercredi 15 décembre 2010

    Diversifier ses sources de revenus

    Hier soir, Lakis Lazopoulos, a raconté la blague suivante dans son émission satyrique :

    "Trois hommes, un Français, un Allemand et un Grec boivent un verre dans un bar. Arrive le Christ en personne. Ils l'invitent à se joindre à eux. 

    Le Christ et l'aveugle Bartimée
    Le Christ impose les mains sur le Français et le guérit de son mal de jambe.

    Il impose les mains sur l'Allemand et le guérit de sa maladie de coeur.

    Il va pour imposer les mains sur le Grec, mais celui se recule vivement et s'écrie :

    "Non, non, surtout pas, je veux continuer à toucher ma pension d'invalide !"

    samedi 11 décembre 2010

    Première neige sur les montagnes

    Après les chaleurs estivales de ces derniers jours, voilà que la température a brusquement chuté hier et ce matin, une jolie surprise m'attendait : la neige est tombée sur les montagnes du côté de Tripoli.

     Nauplie Nafplio Argolide Peloponnèse Grèce
    Le Bourtzi et à l'arrière (à gauche) le mont Artemisio (Vu sa forme les enfants l'appellent le néné d'Artémis !)

    mercredi 8 décembre 2010

    Soirée au pressoir à huile


    Un ami m'a invitée au pressoir de son village pour assister à l'opération et déguster le cru 2010.

    Les olives sont d'abord déversées dans une grande cuve, puis aspirées dans une première machine qui les débarrasse des dernières feuilles et les lave.


    Puis, elles passent successivement dans quatre machines qui les broient (pulpe et noyaux confondus) pour en faire une espèce de tapenade bien âcre.


    Cette pâte passe ensuite dans une première centrifugeuse qui en extrait l'huile et récupère le pirène,  poudre de pulpe et de noyaux, qui sera envoyé dans une usine pour en extraire de l'huile pour les machines. 


    L'huile passe encore dans deux autres centrifugeuses avant de s'écouler dans un bac et être mise en bidon.


    Tout le processus prend bien une heure et dure plus ou moins longtemps, en fonction de la quantité d'olives amenées. Hier soir, il y en avait un peu plus d'une tonne et le rapport était bon, puisqu'il n'a fallu que 4, 7 kilos d'olives pour obtenir 1 litre d'huile.


    L'ambiance est d'abord bruyante, mais surtout chaleureuse, le sourire est sur les lèvres des propriétaires qui voient enfin le résultat du travail de l'année. 

    La tradition veut que l'on déguste la nouvelle huile en faisant rôtir du pain, sur un feu de cheminée, lorsqu'il y en a une, ou au bout d'une fourchette, dans un four en l'occurence.


    On passe ensuite la tranche sous le jet d'huile, on l'égoutte et l'on met en réserve, comme on dit dans les grands restaurants.

    Il ne reste plus qu'à sortir la féta, le vin, les olives mises en saumure un mois auparavant, et le pique-nique se transforme en festin !


    samedi 4 décembre 2010

    La plage en décembre

    Hier, 3 décembre, 21° à l'ombre (avant hier, 27° à l'ombre) alors je vous dis pas au soleil ! On se baigne !


    Je sais, vous me direz qu'à Nauplie, il y a même une association des gens qui se baignent toute l'année, quel que soit le temps et la température. Mais hier, non, ce n'était pas vite fait bien fait, par mesure de santé, non, non, c'était pour le plaisir de barboter, presque comme en plein été.


    Il y en a un qui doit regretter d'avoir fermer la cafétéria ! D'accord, ce n'est pas encore la foule, mais ce n'est pas non plus l'heure de la pause de midi.


    vendredi 3 décembre 2010

    O καφές – le café

    le frappé
    C'est la boisson grecque par excellence, et il y a le choix :
    • ελληνικό/elliniko (café grec),
    • φραπέ / frappé (un nescafé "shaké" auquel on rajoute des glaçons,
    • νες / nes (nescafé chaud),
    • γαλλικό / galliko (ou café français, en fait un café filtre),
    • εσπρεσάκι / espressaki (espresso tiré au percolateur)
    • καπουτσίνο / capuccino (avec de la mousse de lait),
    • φρέντο / freddo (espresso mélangé à des glaçons),
    • et j'en oublie certainement....

    l'elliniko
    On le boit σκέτο / sketo (ou πικρό / pikro – amer), μέτριο/ métrio (moyennement sucré) ou γλυκό / gliko (très sucré).

    Il n'est pas servi dans les tavernes, mais au kafenio ou dans une cafétéria










    jeudi 2 décembre 2010

    La récolte des olives

    Olivier  Argolide Peloponnèse Grèce
    champ près d'Epidaure
    L'orage menace, le vent se lève, il est temps de penser à cueillir les olives, d'ailleurs, les branches croulent sous le poids des fruits.


    Pour savoir si les olives sont mûres, on en prend une et on la presse entre le pouce et l'index; si un jus laiteux en sort, c'est que la récolte peut commencer.

    mercredi 1 décembre 2010

    L'entraide

    Comme vous le savez sûrement, les Grecs vivent une crise économique sans précédent. La population subit de plein fouet les mesures draconiennes imposées par la "troïka", comme on l'appelle, à savoir le FMI, la BCE et l'Union européenne.  Le quotidien des gens en est affecté lourdement, mais heureusement le sens de la solidarité et de l'entraide n'a pas (encore) disparu.

    La semaine dernière j'ai acheté les deux médicaments que je prends régulièrement et alors que d'habitude je les paie 24 €, la pharmacienne, cherche les prix dans son catalogue et ne me réclame que 21 €. Lorsque je lui dis qu'elle doit se tromper, elle me répond en souriant : "Qu'est-ce qu'on peut y faire ? Il faut bien s'entraider !". Visiblement elle a choisi le barème lui laissant une marge plus petite.

    pain paysan au sésame

    Ce matin, c'est au tour du boulanger de faire une action : 1 € le kg de pain ! Lorsque je lui dis que c'est bien appréciable, il répond lui aussi : "On fait ce qu'on peut pour aider, sinon où va-t-on ?"

    Vive le commerce de proximité !

    dimanche 28 novembre 2010

    Grosse frustration

    Grosse frustration ce matin : je reçois l'invitation au vernissage de ZAK'O, et je ne pourrai pas y participer !


    Zako, est synonyme de créativité, d'imagination : des colliers, des collages, tout un univers au service du beau. 


    Un atelier situé à St Georges sur l'île d'Oléron. Une visite à ne pas manquer, si vous êtes dans le coin. Une vraie caverne d'Ali Baba. En plus elle a un magnifique jardin.



    A défaut, faites un tour sur son blog. Elle est un peu désorganisée et ne prend pas assez de temps, à mon goût en tout cas, pour le tenir à jour,  mais je vous assure qu'elle n'a pas cessé, depuis son dernier message, de compléter sa collection. Cela l'encouragera peut-être à nous faire partager sa fantaisie un peu plus régulièrement !