dimanche 28 novembre 2010

Grosse frustration

Grosse frustration ce matin : je reçois l'invitation au vernissage de ZAK'O, et je ne pourrai pas y participer !


Zako, est synonyme de créativité, d'imagination : des colliers, des collages, tout un univers au service du beau. 


Un atelier situé à St Georges sur l'île d'Oléron. Une visite à ne pas manquer, si vous êtes dans le coin. Une vraie caverne d'Ali Baba. En plus elle a un magnifique jardin.



A défaut, faites un tour sur son blog. Elle est un peu désorganisée et ne prend pas assez de temps, à mon goût en tout cas, pour le tenir à jour,  mais je vous assure qu'elle n'a pas cessé, depuis son dernier message, de compléter sa collection. Cela l'encouragera peut-être à nous faire partager sa fantaisie un peu plus régulièrement !

vendredi 26 novembre 2010

jupe ou pantalon ?

L'année dernière, une de mes voisines est morte et je me suis bien sûr rendue à son enterrement.

La veille au soir, je reçois un téléphone affolé, d'une connaissance commune qui sait que je porte toujours des pantalons et qui me rappelle que pour l'enterrement, il faudra que je porte une jupe, au risque de me faire sortir de l'église par le pope ! 

Catastrophe, je n'en ai plus aucune depuis bien longtemps. Tant pis, je mets mon costume pantalon noir le plus chic et je me rends à l'office. Je reste discrètement dans un coin. Personne ne me dit rien.

Un peu après, au moment où la famille et les amis se retrouvent dans un café proche pour une petite collation, je constate qu'effectivement, je suis la seule femme en pantalon. Je m'inquiète de savoir si c'est gênant, mais on me répond, qu'à Nauplie, on n'est pas à la campagne et qu'ici, les popes sont modernes !

Ici, la jupe n'a pas encore pris des allures de revendication !

jeudi 25 novembre 2010

Trois mandarines à défaut de lumière

Argolide Peloponnèse Grèce 

Hier, je me suis rendue à Poros avec l'idée de faire quelques photos pour Mes escapades, mais c'était sans compter avec la tombée du jour, bien rapide en cette saison. Et pourtant vers 16 heures le ciel était encore très beau et je me suis arrêtée pour prendre une photo de cet arbre, près du théâtre d'Epidaure.







 Nauplie Nafplio Argolide Peloponnèse Grèce 
 
J'ai poursuivi ma route et au moment où elle retrouve la côte, la péninsule de Méthana était couronnée de nuages impressionnants.





samedi 20 novembre 2010

Chat amoureux

Ma chatte a un amoureux. Tous les matins, il attend patiemment qu'elle veuille bien sortir sur la véranda. Tous les matins, elle prend d'abord le temps de manger ses croquettes, de faire sa toilette, avant de se poster bien en vue, mais inatteignable sur le pas de la porte. Il faut dire qu'en bon chat grec, Monsieur X, n'appartient à personne et surtout n'entre  dans aucune maison. Il ne lui reste plus qu'à la regarder, langoureusement...


Il est vrai qu'à certaines périodes, il est beaucoup plus téméraire et n'hésite pas à braver ma présence pour l'attraper, mais ces jours-ci, non, il attend...

Lorsque je sors, il fait mine de s'en aller, mais résiste encore un peu , pour un dernier regard suppliant et plein de regrets.

mardi 16 novembre 2010

Spirales, en écho à Roger Dautais


Le musée des arts cycladiques présente une collection des arts antiques de Grèce, du néolitique (7000 av. J.-C.) à la période romaine. C'est ainsi que j'ai découvert cette magnifique poterie de la période pré-géométrique (1100 av. J-C.) qui m'a immédiatement fait penser aux magnifiques spirales de Roger Dautais.



Je lui dédie donc ce billet, en guise de clin d'oeil, car comme l'explique la photo ci-dessous, les Mycéniens avaient trouvé un moyen bien pratique pour dessiner ces spirales, alors que Roger nous raconte la concentration, les efforts physiques (mais aussi sa satisfaction, bien sûr) que lui demandent ses créations éphémères.

lundi 15 novembre 2010

La coupe Hardy

Le palmier phoenix situé à l'angle de mon petit carré de jardin était devenu trop envahissant et surtout gênant pour tous ceux qui dépassent 1m60.
Hier, à grand renfort de scie électrique, on lui a fait une coupe Hardy !

samedi 13 novembre 2010

La châine de l'amitié

En ce jour consacré à la bonté, je veux bien participer au relais de l'amitié que m'a gentiment proposé Norma C





1 Quand vous étiez petit(e), que répondiez vous à la question : "Et toi, que veux tu faire quand tu seras plus grand(e) ?"
Je ne voulais pas grandir.... Je voulais mourir après m'être confessée ! Cela a persisté à l'adolescence avec la découverte de l'existentialisme ou ce que je prenais pour tel, je ne voulais pas dépasser les 47 ans ! Cela me paraissait si vieux !

2 Quels ont été vos BD et dessins animés préférés ?
Toute petite, sans conteste : les aventures de Pezzi. Bien plus tard : Le Café de la Plage.
 
3 Quels ont été vos jeux préférés ?


Le "hâte-toi-lentement" comme on l'appelle en Suisse, mais je crois que maintenant on parle des "petits chevaux".
 
4 Quel a été votre meilleur anniversaire et pourquoi ?

Aucun en particulier. Je m'arrange toujours pour passer une très bonne journée ce jour-là.
 
5 Qu'est-ce que vous auriez absolument voulu faire que vous n'avez pas encore fait ?

Apprendre encore et encore.
 
6 Quel était votre premier sport préféré ?

Je ne suis pas sportive du tout. Même côté natation, je me contente de passer des heures à barboter.
 
7 Quelle était votre première idole de musique ?
Huges Aufray.

 
8 Quel est le plus beau cadeau de Noël (ou l'équivalent) que vous avez reçu ?

J'aime tous les cadeaux et plus spécialement les livres.


Το φεγγαρι - la Lune

Je suis en train de lire "Au coeur des mythologies" de Jacques Lacarrière et avant même que de l'avoir terminé, j'en extrais un passage concernant la Lune, si chère aux Grecs. (Dans un prochain billet, je reviendrai sur le nombre de chansons populaires qui ont pour thème la lune, ses bienfaits et ses maléfices).

"Si le soleil est l'oeil du jour, la lune est tout naturellement l'oeil de la nuit. Un tel parallélisme n'a guère besoin d'être justifié. Tous les peuples ont considéré que ces deux yeux, qui ne se rencontrent pourtant jamais dans le ciel, si ce n'est aux rares intervalles des éclipses, appartenaient à un même visage divin. Quelle que soit la nature de leurs rapports, qu'ils soient frère et soeur, mari et femme, associés ou rivaux dans la quête du pouvoir suprême sur les hommes, aucun mythe ne met en doute l'existence de ces rapports. (...)
Elle (la lune) intervient, tout comme le soleil, dans la vie et dans les visions des hommes mais par les voies du fantastique, de l'ombre et de la confusion. Elle commande aux forces nocturnes, et crée sur la terre une atmosphère d'angoisse et d'irréalité. Et surtout, à la différence du soleil, elle ne reste jamais intacte dans le ciel : chaque mois, elle diminue, change de forme, se mue en un fin croissant aux cornes menaçantes et disparaît pendant trois jours. Quand elle réapparaît fragile et minuscule, c'est pour retrouver sa forme première et recommencer le même cycle de disparitions et de réapparitions sans fin. Elle a, en somme, une "histoire" mystérieuse, dramatique, vite assimilée à celle d'une mort et d'une résurrection périodiques. C'est pourquoi, dans les mythes les plus anciens, la lune gouverne à la fois la Mort et l'Immortalité."

Ce lien entre le soleil et la lune est encore très présent et on trouve dans les jardineries des céramiques décoratives réunissant le soleil et la lune.

mercredi 10 novembre 2010

Je relève le défi

Je relève le défi lancé par Djinns et Jeans :

"Citez quinze auteurs, incluant les poètes, qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre coeur. Listez en moins de 15 minutes, les 15 premiers qui vous viennent en mémoire."

Panaït Istrati
Marguerite Duras
Boris Vian
Jean Genet
Panaït Istrati
Nikos Kazantzaki
Naghib Mahfouz
Simone de Beauvoir 
Henry Bauchau 
Jacques Lacarrière
Lawrence Durrell
Corina Bille
Italo Calvino
Raymond Queneau

Dans le désordre... avec des oublis, bien sûr !

Et je lance le défi à


Liza - Le blog de Liza
Nafpliotissa - Mon grain de sel à Nauplie
Croukougnouche - Petites histoires sans importance
Autourdupuits

dimanche 31 octobre 2010

Belle, mais étrange partrie

Après les élans patriotiques du 28 octobre, en voici une version plus critique mais surtout plus poétique.

Il s'agit d'un poème d'Odysseas Elytis, qu'Angelica Ionatos a mis en musique et qu'elle interprète depuis près de 30 ans maintenant.





jeudi 28 octobre 2010

ΟΧΙ - NON

Le 28 octobre est la fête nationale qui célèbre le refus de Metaxas, en 1940, de capituler devant l'ultimatum de Mussolini.

A ce propos je vous laisse apprécier cette chanson des années 50 





Vous pouvez trouver la version patriotique de ces événements vu par les Grecs de la diaspora en cliquant ici ou une version un peu plus historique en visitant le kafenio

dimanche 24 octobre 2010

Koroni-Athènes en bus


Prendre le bus pour se rendre de Koroni à Athènes, cela commence par un petit café à la station, pour une dernière cigarette, tout en regardant la rue commencer à s'animer avec les élèves qui rejoignent leur collège, les échoppes qui ouvrent les unes après les autres. Enfin le bus arrive et fait de savantes manoeuvres pour tourner sur une place qui semble bien petite pour lui. Ensuite, il s'agit de trouver sa place – chaque bus est un peu différent – en cherchant les numéros, soit sur le dos du siège, soit sur le porte-bagage en hauteur, soit sur l'accoudoir. 

Et puis c'est le plaisir de redécouvrir, haut perchée, le paysage maintes fois parcouru en voiture. L'interdiction de fumer est formelle, mais comme nous ne sommes pas bien nombreux, le chauffeur s'octroie une petite faveur. Je suis tentée de lui demander si je peux en faire autant, mais je n'ose pas et me contente de mâchouiller une nicorette. Il klaxonne volontiers en signe de bonjour, lorsqu'il passe devant un atelier dans lequel doit travailler l'un de ses amis, il répond aux appels qu'il ne cesse de recevoir sur son portable et entame une discussion assidue avec l'un des passagers qui lui a fait signe de s'arrêter sur la route. Il redescendra d'ailleurs un peu plus loin, toujours au milieu de nulle part.

mercredi 20 octobre 2010

Το λεωφορείο – le bus




Hier j'ai passé cinq heures et demie dans le bus reliant Koroni à Athènes. Autant vous dire que ce fut long ! Mais je me suis amusée de l'invective du chauffeur à un automobiliste qui hésitait à un carrefour,  juste devant lui :
- "Tu as peur de casser les oeufs ?"












(A part ça, j'ai récupéré mon mac et je vais pouvoir me relancer dans la publication de messages)

jeudi 30 septembre 2010

Le homard


Le dernier jour de mon séjour à Folegandros, je vois le patron de la taverne revenir du port avec un homard ! Je lui demande de me le réserver pour le repas du soir, où je compte inviter quelques-uns des amis que je me suis faits durant le mois que j'ai passé dans l'île.

© Arnaud Malon
Entre-temps, je me baigne encore une fois, je passe l'après-midi chez les voisins à rire, danser, manger des poissons grillés le tout généreusement arrosé d'ouzo. Une petite sieste s'impose, puis préparation du bagage, le bateau part à 4h. demain matin, autant être prête. J'en profite pour payer mon dû pour la chambre et là catastrophe ! J'ai bien gardé suffisamment d'argent pour payer la chambre, mais ne sachant pas que le prix des appels passés depuis la chambre sont lourdement taxés (c'est la première fois que je dispose d'un téléphone dans un room to let), il ne me reste quasiment plus rien pour le homard !

vendredi 10 septembre 2010

Le rébétiko en dessin

Je viens de découvrir cette vidéo qui reprend les dessins que David Prudhomme a réalisé pendant un concert de Rébétiko. J'aime ce coup de crayon qui traduit parfaitement l'âme du rébétiko et de son époque.  Pour en savoir plus sur David Prudhomme, je ne peux que vous inviter à visiter son site.
La chanson s'appelle "Pergamé" et est interpertrée par Dimitri Katséris, Panos Mentjos, Thomas Gossely. 




mercredi 8 septembre 2010

Monastiraki : le marché aux puces

Avant-hier, de passage à Athènes, j'ai fait un tour au marché aux puces de Monastiraki, pour le plaisir des yeux, pour l'atmosphère.

J'ai toujours aimé chiner, malheureusement, à Nauplie, on ne trouve pas de brocantes. Alors, j'ai passé un bon moment, à regarder, fouiller, sans rien chercher de particulier, juste comme ça, pour la nostalgie portée par tous ces objets, témoins d'une autre vie, d'une autre époque. 


Les meubles attestent d'une vie bourgeoise cossue, les nombreux luths et autres bouzoukis et baklamas ont dû être remplacés par des guitares électriques, les ex-votos n'ont plus vraiment cours et se trouvent bradés et en vrac, les vieilles radios, les vieilles machines à écrire... Tout un passé, pas si éloigné que cela, qui revient en mémoire et qui me ravit.

dimanche 5 septembre 2010

Confiture de figues

C'est la saison des figues et donc des confitures. D'abord, il faut les cueillir et pour cela trouver un arbre un peu caché, pour qu'il y reste  encore quelques fruits; ceux du bord de la route sont toujours sollicités par les passants qui n'y résistent pas et s'arrêtent pour les déguster sur place.

De retour à la maison, je m'y colle. Voici ma recette, toute simple :




Ingrédients :

1 kg de figues (blondes ou violettes)
1 kg de sucre
2 dl. d'eau


Je lave les figues et pèle les fruits dont la peau est trop épaisse (souvent le cas pour les violettes)
Je les coupes en quatre dans une bassine


Je rajoute le sucre et l'eau et je mets la bassine à grand feux jusqu'à ébullition. 
Je baisse le feu et laisse mijoter pendant 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que la cuillère en bois ne laisse échapper que 3 gouttes.


Je verse dans des pots stérilisés que je retourne avant de les étiqueter. 

samedi 4 septembre 2010

Premiers nuages

Après plus de deux mois d'absence, ils sont revenus ! Qui donc ? Les nuages.  Avant hier, j'ai eu la plaisir de retrouver un peu de fraîcheur le matin au réveil et même s'ils ne nous apportent pas encore de pluie, ils nous annoncent la fin des grandes chaleurs et le début d'un long automne qui va se prolonger jusqu'à fin novembre.

Je me suis amusée à photographier le ciel tout au long de la journée :


Au lever du soleil de 7h.06 à 7h.22
Le matin de 9h à 11h.
A la mi-journée de 12h. à 15h.
Dan l'après-midi de 16h à 18 h.
Le soir de 19 h à 20h.20

jeudi 2 septembre 2010

Texture

Le défifoto de ce mois-ci a pour thème la "Texture". 

Pour moi ce mot est lié, avant tout, au textile et surtout à son toucher. J'ai donc repris quelques photos prises à l'atelier de couture auquel j'ai participé pendant près de quatre ans. Cet atelier était lié au λαογραφικο μουσείο (musée folklorique) - je traduirais plutôt par musée des arts populaires - dont la propriétaire, Mme Ioanna Papantoniou, est une spécialiste reconnue dans le monde entier, de l'habillement. 

J'aimais toucher ces tissus, au tissage épais et rugueux ou au contraire, soyeux et délicats,  aux broderies de laine ou de fils d'or. Voici quelques photos qui auraient pu, elles aussi, figurer dans ce défi :

tissage pour ceintures

broderies sur feutrine

dimanche 29 août 2010

Les allumettes


Les tsiganes sont implantés dans la région de Nauplie depuis le XIVe siècle et la plupart de ceux que l'on rencontre à Nauplie sont sédentaires, hormis les familles qui viennent y passer la saison touristique pour vendre ballons gonflables, jouets et autres gadgets.

Je n'ai pas étudié la question, mais je constate que les deux communautés, grecque et tsigane, se côtoient sans vraiment communiquer dans un mépris qui semble réciproque.

Il n'est pas rare de croiser un limonaire, ou un violoniste. Dans mon quartier, j'entends tous les matins un ferrailleur passer avec sa camionnette et son mégaphone pour récupérer les déchets métalliques, suivi de près par un revendeur de fruits et légumes, ce qui me permet de faire mes emplettes sans avoir à descendre jusqu'au centre ville.

Les enfants ne semblent pas tous scolarisés et certains sont envoyés mendier aux terrasses des cafés ou chargés de revendre, qui des mouchoirs en papiers, qui des stylos.

Un soir où je travaillais dans une agence de voyage, deux gamins d'environ 7 et 5 ans entrèrent dans le bureau et me proposèrent des mouchoirs en papier, justement, et des allumettes. Je me décidais pour les mouchoirs. Le plus petit des deux, tout déçu de me voir ignorer ses allumettes :

- "Prends aussi des allumettes !
- Je n'en ai pas besoin, j'ai un briquet.
- Mais madame, tu sais combien c'est utile des allumettes dans la maison ? On en a toujours besoin ! Prends une boîte, tu le regretteras pas !

Je n'ai pas résisté à l'argument de vente et ne l'ai pas regretté non plus ! C'est vrai, c'est utile !

jeudi 26 août 2010

Du lever du jour à la tombée de la nuit


Du lever du soleil sur le bourtzi, admiré depuis ma terrasse tout en sirotant mon thé 

 Nauplie Nafplio Argolide Peloponnèse Grèce

jusqu'à son coucher sur les montagnes de l'Arcadie voisine, dont la vue depuis la plage de Karathona, m'enchante toujours, j'ai passé une excellente journée. 

Karathona  Nauplie Nafplio Argolide Peloponnèse Grèce

Et la lune qui se lève m'annonce sûrement une bonne nuit.

vendredi 20 août 2010

La pêche miraculeuse

Chaque jour Christos partait en mer poser ses filets et chaque jour, il ne revenait qu'avec un maigre butin, juste bon à préparer une soupe qu'il partageait avec femme et enfants à même la plage. 


Mais un beau soir, il déboula dans la taverne tout excité, demandant du renfort. Cette fois-ci, ça y était, il était tombé sur un banc de thons. Il allait pouvoir payer ses dettes, acheter de nouveaux habits à ses enfants, acheter un collier à sa femme et pourquoi pas, remplacer enfin la dent qui lui manquait juste sur le devant.

fresque retrouvée à Akrotiri
sur l'île de Santorini
Les volontaires trouvés, il offrit une tournée générale, une deuxième, puis une troisième.
Enfin, ils prirent la mer, en nous recommandant bien de les attendre, pour pouvoir encore fêter l'événement à leur retour. Ce que nous fîmes sans nous faire prier.

Au petit matin, après moult verrées, accompagnées de chansons et de danses, nous vîmes Christos et ses acolytes revenir, mais la mine déconfite : les poissons étaient si nombreux qu'ils avaient cassé le filet et avaient pu s'échapper. Une fois de plus Christos revenait bredouille ! Adieu les rêves, adieu la sortie de la mouise !

Qu'à cela ne tienne ! Dans un rire tonitruant, Christos appela le patron et commanda : "Tournée générale !".

dimanche 8 août 2010

Les enseignes

C'est un des plaisirs de la balade dans les ruelles des petites villes ou villages en Grèce : la découverte des enseignes des magasins, souvent peintes sur du bois, de façon un peu naïve. J'en possède une très belle, récupérée auprès d'un container, car le bistrot de Nauplie qui s'en était débarrassé, en avait installé une nouvelle - moins jolie à mon avis - sur sa devanture. 

L'ancienne                                                                                                La nouvelle


Ce sont les tavernes, qui les utilisent le plus souvent, bien sûr 

Tavernes à Nauplie, Palaia Epidavros et Poros

mais pas seulement, la preuve :

chez un poissonnier à Poros



Chez un poissonnier à Gythio

Chez un vendeur de vin, chez un poissonnier et chez un pharmacien à Nauplie

jeudi 29 juillet 2010

Un prêté pour un rendu


Image du Blog deraymis.centerblog.net
Le port de Fourni - source : deraymis.centerblog.net
A fin septembre, l'archipel de Fourni est soumis à des vents si violents que très souvent le ferry ne peut y accoster.

C'est ainsi qu'un jeune couple de Hollandais s'y est trouvé "coincé", alors qu'il pensait s'y arrêter une nuit avant de poursuivre sa route. De plus, ce jour-là, l'île était privée d'électricité, toujours à cause du meltemi, et le seul distributeur de billets était donc en panne.

vendredi 23 juillet 2010

Blog en vacances forcées

Vivre à l'étranger, c'est aussi le plaisir de tout cesser lorsque sa petite fille vient vous rendre visite. Alors je mets le blog en vacances forcées, mais combien appréciées.

jeudi 15 juillet 2010

Le Zeibekiko


Le zeibekiko est la danse par excellence liée au rebetiko. Traditionnellement, elle n'est dansée que par les hommes et par un seul à la fois. Lorsque quelqu'un passe commande à l'orchestre d'un zeibekiko, les autres danseurs doivent quitter la piste, ou tout au plus mettre un genou à terre et taper des mains en rythme pour encourager le danseur.

David Prudhomme - http://bderebetiko.blogspot.com/

Il n'y a pas vraiment de pas prédéfinis. Tout est dans l'attitude. Au début, les bras écartés, le danseur fixe le sol comme s'il allait en sortir tous les maux de l'enfer, comme s'il devait dominer ses propres peurs, ses propres démons. Il lui arrive même de frapper le sol pour les défier, un peu comme s'il les appelait à venir se battre. Il titube – pas seulement au figuré, on dit que pour bien danser le zeibekiko, il faut avoir la mastoura (l'ivresse de l'alcool ou du haschich) - il se laisse porter, voire déporter, d'un côté de l'autre, puis, en fonction de la musique, ou des paroles du rebetiko, il s'enhardit, il relève la tête, il tourne sur lui-même, il frappe son talon d'une main, ou passe une jambe au-dessus de la tête de l'un des amis accroupis au bord de la piste.



Ayez la patience d'attendre le début de la musique (34")

Il y a autant de manière de danser le zeibekiko que de danseurs. Chacun peut broder, inventer une figure, en rajouter ! Il y a des classiques : se tenir sur un pied sur un verre posé à terre ou aller chercher ce verre avec la bouche et se relever en en buvant le contenu, avant de le fracasser en le jetant à terre. Il y a même un film des années 50 qui montre un danseur saisir une table carrée entre ses dents et continuer à danser ainsi...

Chacun, qu'il le veuille ou non, exprime sa personnalité, son humeur du moment et voir quelqu'un danser le zeibekiko, vous en dit plus sur lui qu'un test psychologique ! J'ai souvent pensé qu'un zeibekiko vaut amplement une séance chez le psychanalyste (sans offense pour les professionnels !)

Jacques Lacarrière – dans son "Dictionnaire amoureux de la Grèce" – exprime, je crois, le même sentiment :

"Et d'un coup, sans m'occuper de quiconque, pas même de mes amis qui m'encourageaient bruyamment, j'ai tourné, louvoyé longtemps entre terre et ciel, au rythme d'une chanson dont je me souviens qu'elle disait inlassablement : "Je t'en prie, je t'en prie, laisse-moi, je ne veux plus vivre...". (...) Je ne me suis pas mis à danser le zeibekiko, c'est le zeibekiko qui s'est mis à danser en moi et qui longtemps habita mon corps. "

Aujourd'hui, le zeibekiko que l'on voit danser dans les boîtes de nuit à la mode, ou dans les émissions de télévision, a perdu de son caractère quasi sacré. D'abord, au grand dam de certains, les femmes le dansent aussi, ce qui n'est pas pour me déplaire, car c'est trop jouissif pour ne laisser cela qu'aux seuls mâles ! Mais surtout, la bonne société (qui a longtemps méprisé le rebetiko, car provenant des classes laborieuses) a édulcoré cette danse. Elle ne se laisse plus aller et les danseurs semblent très attentifs à ne pas se dévoiler et se contentent le plus souvent de se copier les uns les autres, ce qui a même entraîné la création de cours de zeibekiko !