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mercredi 15 juin 2022

La soirée ne fait que commencer !

 

Le thème du mois a été choisi par Paul Renépaulhenry. Il nous propose de publier une photo évoquant NOS SOIRS LES PLUS LONGS.

Lorsque dans une bistrot on sort le bouzouki et la guitare, la soirée promet d'être longue !



Comment les autres participants occupent leurs soirées, vous le saurez en cliquant sur les liens ci-dessous :

Akaieric, Amartia, Blogoth67, Christophe, El Padawan, Escribouillages, Frédéric, Gilsoub, Gine, J'habite à Waterford, Jakline, Julia, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, Renepaulhenry, Xoliv'.

samedi 10 juillet 2021

Mort d'Angelique Ionatos

J'ai souvent parlé ici de l'admiration que j'ai pour Angelika Ionatos, pour son talent, mais aussi pour sa personne. 

Quelle tristesse donc d'apprendre sa mort, le 7 juillet dernier. 

Je me rappelle de tous les concerts auxquels j'ai assisté, comme s'ils dataient d'hier. La première fois, ce fut à la Maison du Quartier de la Jonction, à Genève, en 1981. Elle jouait de la guitare, utilisant autant les cordes que la caisse de résonance de son instrument. Je me rappelle particulièrement la chanson "I Palami sou".




Je l'ai revue quelques années plus tard, à Paris au Théâtre de la Ville, puis à Lausanne pour son incomparable collaboration avec Nena Venetsanou et leur interprétation des poèmes de Sapho. La maîtrise d'un art tout autant que le plaisir partagé de l'exercer.




Je dois aussi souligner ici, le rôle de Henri Agnel et de Christian Boissel qui ont accompagné Angelique dans nombre de ses productions. 

Et puis comment ne pas mentionner l'énorme contribution qu'elle a apportée à la diffusion des poètes grecs dont Odysseas Elytis qu'elle a su mettre en musique comme personne. Voici un poème extrait de Maria Néféli. Il a été enregistré dans une boîte d'Athènes en 2017. Il s'agit de "Les poètes".



Pour ma part, je l'ai vue à l'Institut Français d'Athènes, en 2016, en compagnie de Katerina Fotinaki. 



 

Je ne pouvais savoir que ce serait la dernière fois que je la voyais en concert. Je ne cesse cependant de l'écouter, encore et encore.




Que lui dire, sinon MERCI !


lundi 27 avril 2020

Ο μοναχός ο άνθρωπος - Le solitaire


Ce matin avec mon élève on a traduit une chanson de Lazaros Andréou et en faisant des recherches sur Youtube, j'en ai trouvée une autre, également interprétée par Nikos Papazoglou. C'est un excellent zeïbekiko qui donne envie de se lever de sa chaise et d'esquisser quelques pas de danse. C'est bien volontiers que je la lui dédicace.






mercredi 6 décembre 2017

D comme Dalaras



La première fois que j'ai vu Giorgos Dalaras c'était sans le connaître. Je me rappelle de l'émotion qu'avait suscitée en moi la retransmission à la télévision suisse  de l'énorme concert  organisé à Athènes en 1974 après la chute des colonels. Il y avait Mikis Théodorakis bien sûr, mais parmi les chanteurs se trouvaient non seulement Maria Farandouri, Xaris Alexiou, mais aussi Giorgos Dalaras.


Et puis j'ai découvert ses disques et j'ai eu la chance de le voir en concert à Nyon en 1985. Tous les Grecs de Suisse et de France voisine s'y étaient donné rendez-vous et l'ambiance était aussi survoltée que lors de celui qu'il a donné, sur deux jours, au Centre olympique à Athènes en 1983. Je vous mets  la vidéo, qui avec plus de 60 chansons, vous donnera une petite idée de l'étendue de son répertoire, et c'était il y a plus de 30 ans !



C'est grâce à lui que j'ai découvert Tzitzanis, Vamvakaris, Tountas, Papaioannou, bref le rebetiko. 

Il a visiblement du plaisir à interpréter ces chansons reprises par le public qui les connaît par coeur et qui en redemande. Il donne toujours l'impression qu'il ne sait pas finir une représentation et je ne l'ai jamais vu quitter la scène sans en offrir quatre ou cinq de plus que les rappels habituels.

A Nauplie, il avait été invité dans le cadre du Festival de Musique et après avoir terminé sa prestation proprement dite, ses musiciens partis, il est resté seul en scène avec un pianiste, par ailleurs organisateur du festival, et il nous a offert, pendant plus d'une heure, des romances de Manos Xatzidakis. 




Je l'ai entendu chanter des chants grégoriens, il excelle aussi dans les smirnaïka, bref il peut tout se permettre et ne s'en prive pas. Il a toujours associé d'autres chanteurs à ses récitals, une manière de reconnaître leur talent et parfois de leur donner un coup de pouce. 

La voix de Dalaras m'accompagne presque quotidiennement depuis bien des années et je ne m'en lasse pas.

jeudi 23 juin 2016

Angelique Ionatos, une grande dame !


Hier, Angelique Ionatos a donné un concert - gratuit ! - à l'Institut Français d'Athènes. J'ai eu la chance d'y assister.

Angelika Ionatos, Athènes, 22.06.2016

Voilà près de 20 ans que je ne l'avais plus vue en scène, si ce n'est par le biais de vidéo. Du plaisir à l'état pur !

Sa formation en trio avec Katerina Fotinaki et Gaspar Claus l'amène au sommet de son art. C'est comme si, avec la maturité, elle sublimait ses audaces musicales et phoniques. On dit souvent qu'une artiste donne tout, hier c'était le cas. De la passion, de la rage, mais aussi de la tendresse et de l'émotion pour cet interlude au coeur de sa si "étrange patrie". 

Angelique Ionatos, Athènes 22.06.2016
(Désolée, je n'ai pas de photo de l'ensemble, j'ai pris ces deux clichés tout au début du concert et après j'ai été tellement prise par la musique que j'en ai oublié mon appareil).

Des poèmes d'Elytis, de Palamas, de Ritsos et d'autres moins connus qu'elle met en musique depuis longtemps, mais dont les arrangements nouveaux exacerbent la puissance et souvent l'actualité par les temps qui stagnent en Grèce. 

Voilà une vidéo qui présente quelques extraits d'un concert qui date déjà de 2013. Pour vous donner une idée, même s'il y manque l'excellent violoncelle de Gaspar Claus. 



Pour connaître les dates de ses futurs concerts, vous pouvez consulter son site en cliquant ICI.

vendredi 20 novembre 2015

Τα παιδιά της γειτονιάς σου- Les enfants de ton quartier

Une chanson que j'aime tout particulièrement, une chanson traditionnelle, dont on ne se rappelle plus les noms ni du compositeur ni du parolier, et d'ailleurs les paroles diffèrent d'une interprétation à l'autre.

Parmi les nombreuses interprétations, j'ai choisi celle d'Eleni Tsaligopoulou, que je vous avais déjà présentée ICI.



Avant de chanter, elle explique que son père est psaltis et qu'il lui appris toutes les chansons traditionnelles.

J'ai tenté une traduction


Si vous l'avez aimée, peut-être aurez-vous l'envie de la ré-écouter dans une de ses toutes premières versions, enregistrée en 1926 par Marika Paragika.



dimanche 8 février 2015

Et les rêves prendront leur revanche


Angelique Ionatos est en train d'enregistrer un nouveau disque. En attendant sa sortie, prenons le temps de l'écouter lors d'une interview donnée en 2012, à l'occasion de la présentation de son spectacle "Et les rêves prendront leur revanche" 


Que d'émotions !

mardi 2 décembre 2014

ΠΡΏΤΗ ΔΕΚΈΜΒΡΗ - 1ER DECEMBRE


Je sais, on est déjà le 2, mais j'aime bien la nostalgie de cette chanson.




πρώτη Δεκέμβη / 1er décembre


Je vous souhaite ΚΑΛΌ  ΜΉΝΑ - BON MOIS !

jeudi 1 mai 2014

Πρωτομαγιά - 1er mai



Koroni - 1er mai 2012

Aujourd'hui en Grèce, on fête bien les travailleurs, mais aussi et de manière traditionnelle, les fleurs et la moitié du printemps. On sort en famille pour cueillir des fleurs et confectionner des couronnes que l'on accroche à sa porte. 


Koroni - 1er mai 2012

Et pour vous mettre dans l'ambiance, voici la chanson Πρωτομαγιά μου τα ΄ριξες qui joue sur le mot μάγια (mayia) qui signifie la magie, l'envoûtement.


mardi 29 octobre 2013

Le tsifteteli - Το τσιφτετέλι


Le tsiftetèli est le troisième rythme que l'on trouve dans le rébétiko. Roi des cafés-aman d'Istanbul et de Smyrne, il arrive en Grèce avec les réfugiés de 1922. Son nom signifie "sur deux cordes" faisant ainsi référence à la sorte de violon à deux cordes utilisé dans tout le Moyen-Orient, appelé le rabab.

C'est une sorte de danse du ventre, mais pas aussi sophistiquée que celle que l'on trouve dans le Monde Arabe. Elle est dansée principalement par les femmes, seules ou en groupe, ce qui n'empêche pas les hommes de se joindre à elles sur la piste.

Pas facile de vous choisir une vidéo pour vous la présenter, car elles sont nombreuses, mais souvent factices.

D'abord, ce petit extrait du film "Rébétiko" de Kostas Férris, paru en 1883, dont je vous reparlerez sûrement.




Lorsque l'on dit tsiftetéli, on pense aussitôt à Rosa Eskénazi.  Voici une des rares vidéos dans laquelle on peut la voir chanter, même s'il s'agit d'un montage pas très habile.



Et puis le tsiftetéli c'est un grand nombre de chansons du type smirnaïka, qui perdent petit à petit leur côté oriental et qui font les délices des soirées branchées, des émissions de TV, mais aussi des mariages.

La vidéo qui suit est un extrait de la fameuse émission "Στην υγεια σας" - A votre santé. La chanson date de 1936 est a été écrite et composée par Anestis Delias.






Et pour retrouver l'ambiance d'origine, voici l'originale, qui a bien sûr ma préférence.



vendredi 2 août 2013

Le Hassapiko - Το Χασάπικο


S'il y a une image bien commune en Grèce, c'est celle de ces trois danseurs, qui se tiennent par l'épaule. Nombre de tavernes l'ont prise pour emblème.

Ils dansent le Hassapiko, c'est-à-dire "la danse des bouchers". On fait remonter son origine à la période byzantine, quand les bouchers de Macédoine et d'Istanbul en avaient fait la danse de leur confrérie. Elle est aussi appelée "Makelarikos". 

Elle a été importée en Grèce continentale par les réfugiés d'Asie mineure et reprise par les rébètes, notamment par Markos Bambakaris qui a composé une des chansons les plus célèbres sur ce rythme: I Frankosyriani. (Je ferai bientôt un billet sur M. Bambakaris).

Le Hassapiko se danse à deux, trois, mais rarement plus de cinq personnes, car les combinaisons de pas sont nombreuses et la synchronisation entre les participants est nécessaire. Il est donc préférable de l'exécuter avec quelqu'un avec qui vous vous entendez bien ! 

On distingue le Hassapiko lent, du Hassapiko plus rapide, appelé aussi hassaposerviko.


C'est sur la base du Hassapiko que le Syrtaki a été créé  de toute pièce, en 1964, pour les besoins du film de Michael Cacoyannis : Zorba le Grec.


Rappelez-vous




D'ailleurs, Kazantzakis, dans son roman, faisait danser le zeïmbekiko - et non pas le hassapiko - à Zorba :

"- Viens, Zorba, criai-je, apprends-moi à danser !
Zorba bondit, son visage étincela.
- Danser, patron ? fit-il. Danser ? Allez ! Viens !
- Allons-y, Zorba, ma vie a changé, hardi !
- Pour commencer, je vais t'apprendre le zeïmbékiko. Une danse sauvage, martiale; nous, les comitadjis, on la dansait avant la bataille. 
(...) Il fit un saut, ses pieds et ses mains devinrent des ailes. Comme il s'élançait, tout droit, au-dessus du sol, sur ce fond de ciel et de mer, il ressemblait à un vieil archange révolté. Car cette danse de Zorba était toute de défi, d'obstination et de révolte. On eût dit qu'il criait : "Qu'est-ce que tu peux me faire, Tout-Puissant ? Tune ne peux rien me faire, sinon me tuer. Tue-moi, je m'en fiche. Je me suis déchargé la bile, j'ai dit tout ce que je voulais dire : j'ai eu le temps de danser et je n'ai plus besoin de toi".


Depuis lors, le Syrtaki est devenu, paradoxalement, le symbole des danses grecques, alors qu'il n'a rien de traditionnel. Mais lorsqu'une flashmob est provoquée, personne ne résiste :





lundi 29 juillet 2013

Si les nuages parlaient


En recherchant des photos de nuages pour participer au défifoto du mois d'août, la chanson de Tsitsanis, Συννεφιασμένη Κυριακή, mais je vous en ai déjà parlé. 

Alors j'ai tapé συννεφα sur Youtube et je suis tombée sur cette vidéo, au charme désuet, tirée du film Το έξυπνο πουλί (l'oiseau intelligent) qui date de 1961. Les paroles et la musique sont de Giorgos Mitsakis, c'est lui qui joue du bouzouki. L'interprète est Christiana. 






vendredi 24 mai 2013

Adieu, le pâtre grec !

Inoubliable Georges Moustaki  et son métèque. Je connais les paroles françaises par coeur, mais il existe bien sûr une version en grec.

Cela ne vous étonnera pas si j'ai choisi la vidéo qui réunit Moustaki et Dalaras en concert.


samedi 9 mars 2013

Photo de la semaine (63)


Bouzouki

Nauplie : To Φουγάρο -(08.03.2013)
Pour la fête des Femmes, nous sommes allées entre amies manger au Fougaro et y écouter quelques vieux rébètiko. Une excellente soirée. (Une photo prise sans flash pour ne pas perturber les artistes)

Participent à la "photo de la semaine" : 


Si vous voulez vous joindre à nous et  participer dès la semaine prochaine, il suffit de publier, le samedi, une photo prise - si possible - dans la semaine, d'y ajouter le petit logo et un lien sur mon blog de manière à permettre à vos visiteurs de découvrir les autres participants.  Envoyez-moi un MP pour que je puisse vous ajouter à la liste.

mardi 22 janvier 2013

Rébètiko : un chant grec


Ma liste au Père Noël a été exhaussée et j'ai trouvé dans mes chaussons ce livre d'Elèni Cohen que je recommande à tous ceux qui veulent découvrir le Rébètiko.

Outre l'histoire de ce style de musique, son origine et son développement  c'est une mine de renseignements et de références. En plus, il contient un CD de 22 titres enregistrés entre 1932 et 1960.  

Aujourd'hui je choisi de vous présenter "Ο τεκετζης", soit "Le tenancier de téké". Comme le livre est vraiment bien fait, on y trouve non seulement les paroles originales et leur traduction, mais également un glossaire des mots se rapportant au Rébètiko. 

C'est ainsi que sous l'entrée "Téké" on lit : "mot du vocabulaire soufi, désignant à l'origine les couvents des derviches tourneurs et détourné par les rébètes pour nommer les premiers lieux où ils se sont réunis pour faire du rébètiko, danser et fumer du haschisch au narguilé. Les tékés ont été définitivement fermés après la dictature de Métaxas".




Puisque cette vidéo vous en donne déjà le texte en grec, je me contente de reprendre la traduction d'Elèni Cohen

Le tenancier de téké

Je suis un mangkas raffiné, premier tenancier de téké
Je suis aussi un joueur de barbouti super extra

Je fume le narguilé avec la gonzesse
Et à quiconque j'étais redevable, je le suis resté.

tous me disent bon joueur de barbouti
Parce que j'ai affaire à des pigeons et que je les roule.

Quand je suis balèze avec beaucoup de billets de mille
Toute la société me fait la fête avec

Quand je suis (au) tapis, Vierge-Marie
Ma "pomme" s'attire des ennuis.

Paroles et musique de Péristéris
Interprétation de Kasimatis
1934


Je ne sais pas vous, mais moi, je ne me lasse pas d'écouter cette chanson, alors pour que vous puissiez apprécier la dextérité du joueur de bouzouki, voilà une autre vidéo enregistrée plus récemment, en l'honneur de Kosta Ferris, réalisateur du film "Rébètiko".



jeudi 11 octobre 2012

La chanson de l'exil

Alors que le chômage touche plus de 50 % des jeunes de moins de 25 ans, un grand nombre d'entre eux  "choisissent" l'exil, pour terminer leurs études ou trouver un travail . Je n'ai pas de chiffres précis, mais rien que dans mon entourage, je connais cinq familles touchées par ce qui se révélera certainement comme un désastre pour le pays, puisque ce sont les plus qualifiés qui s'en vont. 

Mais on ne peut parler de l'exil en Grèce, sans penser aux milliers de réfugiés, économiques ou pas, à qui le parti néo-nazi "Aube dorée" fait la chasse, à coup de bastonnades et parfois pire, dans les rues des grandes villes du pays.

Alors à tous ceux qui n'ont pas choisi de quitter leur pays, je dédie cette chanson écrite dans les années 60, période, où les Grecs immigraient eux aussi, à la recherche d'un jour meilleur. 








jeudi 14 juin 2012

Dernier concert d'Angelica Ionatos



Le site de Médiapart, qui soutient le dernier concert d'Angelica Ionatos, a diffusé sur Dailymotion l'intégrale de ce dernier. Une merveille comme toujours. 


Mais d'abord une interview dans laquelle, Angelica Ionatos parle de la situation actuelle de la Grèce.





Bonne écoute, à vous tous ! (Ne vous laissez pas décourager par la pub, ce qui suit est exceptionnel ).



dimanche 25 mars 2012

Fête nationale grecque


Pour ce jour de fête nationale, rien de mieux que de ré-écouter le magnifique poème d'Odysseus Elytis, "Belle mais étrange patrie", dont je vous avais déjà présenté l'interprétation d'Angelica Ionatos ici.

Aujourd'hui je choisis celle de George Dalaras, sur une musique de Dimitri Layios.






« Omorphi ke paraxeni patrida ». 1971

Belle mais étrange patrie
 Que celle qui m’a été donnée

Elle jette les filets pour prendre des poissons
 Et c’est des oiseaux qu’elle attrape
 Elle construit des bateaux sur terre
 Et des jardins sur l’eau

Belle mais étrange patrie
 Que celle qui m’a été donnée

Elle baise le sol en pleurant
 et puis elle s’exile
 aux cinq chemins elle s’épuise
 puis toute sa vigueur reprend

Elle menace de prendre une pierre
 Elle renonce aussitôt
 Elle fait mine de la tailler
 Et des miracles naissent

Belle mais étrange patrie
 Que celle qui m’a été donnée

Avec une petite barque
 Elle atteint des océans
 Elle cherche la révolte
 Et s’offre des tyrans

Elle enfante cinq grands hommes
 et puis elle leur brise l’échine
 quand ils ne sont plus
 elle chante leurs louanges

Belle mais étrange patrie…

Traduction : Angelica Ionatos



mardi 14 février 2012

Il y a amour et amour



En ce jour de la St Valentin, une petite recherche linguistique sur l'amour. 

En grec, on distingue η αγάπη (agapi) de l'έροτας (érotas).

"Agapé : c'est l'Amour, mais l'amour offrande, le don de soi et aussi l'amour qui accueille et reçoit. (...) Agapé va au-delà de l'attirance et du désir sexuels, il s'étend à l'amitié, à la fraternité, voire à la parenté mystique. (...) C'est lui qu'on retrouvera, cet agapé devenu au pluriel, agapes, pour désigner chez les premiers chrétiens les repa pris en commun par les fidèles. " nous dit Jacques Lacarrière, toujours dans son "Dictionnaire amoureux de la Grèce"

Fresque d'un banquet dans une tombe des catacombes à Rome


L'érotas quand à lui vient bien sûr du dieu Eros qui "en sa plus belle époque, Eros est un adolescent ailé qu'on voit figuré très souvent sur des vases, volant sur le fond noir du ciel comme en état d'apesanteur. Si Eros est toujours en l'air, c'est qu'il a le pouvoir d'alléger en l'homme ce qui est pesant, d'alléger le coeur de l'aimant et de l'être aimé. (...) Eros, c'est la force qui fait que les choses de meuvent, que les êtres s'émeuvent", nous dit encore Jacques Lacarrière.

Et pour le plaisir et l'émotion, voici un poème de Sappho, adapté en grec moderne par O.Elytis et interprété par Angelica Ionatos et Nena Venetsanou.








Bonne journée à vous tous !

lundi 6 février 2012

Dimanche nuageux - Συννεφιασμένη κυριακή


Palaia Epidavros

Hier, un dimanche tout gris, bien nuageux, par moment même pluvieux, alors bien sûr l'occasion de réécouter l'une des chansons les plus chantées en Grèce, Synnefiasmeni kyriaki, de l'inoubliable Vasilis Tsitsanis.